Affaire « BYGMALION »: Le groupe FN « Chelles Bleu Marine » veut connaitre le rôle du Maire UMP

 

renaud_personRenaud PERSSON

 

Le ciel politique reste chargé en France. Les affaires graves se succèdent et témoignent d’une dérive inquiétante de la morale politique que le « système » a mise en place depuis 40 ans et qui plongent notre pays dans le déclin. Ce n’était pas pour rien que la moralisation de la vie publique fut l’un de nos thèmes majeurs durant les municipales. Tout L’UMP est ébranlé jusque dans ses fondations par l’affaire dite Bygmalion, véritable machine à frauder. M. Copé en a subi les conséquences et M. Rabaste, notre maire était son chef de cabinet, c’est-à-dire son « numéro quatre ». Il est dans la nature des choses que le FN-RBM, en tant que seul véritable parti d’opposition à Chelles, reste très vigilant. C’est dans cet esprit qu’une lettre a été remise au maire en main propre à l’occasion du conseil municipal du 19 juin en lui demandant des « explications » afin de rassurer les Chellois. Une réponse écrite nous a été promise par le maire.

 

Évidemment, en attendant, dans la presse, complice du « système », les choses ont été tournées de telle manière que l’on serait, en quelque sorte, « fautif », que l’on aurait « loupé le coche » alors que nous  étions  les seuls à demander des comptes au maire, les autres étaient bien silencieux.

 

Voici les réponses qu’avaient données les autres partis de l’opposition à la veille du conseil, sur le site « le Chellois » le 17 juin:

« le groupe FN a choisi d’adopter une démarche offensive, le reste de l’opposition préfère rester sur son quant-à-soi. « Nous n’évoquerons pas le sujet », coupe Emeric Bréhier (PS), dont la présence ce soir est incertaine en raison d’un « horaire incompatible avec des fonctions de parlementaire ». «  Nous faisons totalement confiance à la justice, puisque je rappelle que ce dossier fait actuellement l’objet d’une instruction. Il y a une proximité évidente entre Brice Rabaste et Jean-François Copé. Le maire n’a eu de cesse, jusqu’à présent, de s’en  glorifier. Mais je ne me suis jamais senti l’âme d’un procureur », affirme le chef du groupe socialiste.

Même son de cloche du côté du groupe Front de gauche. « Nous laissons la justice et la presse faire leur travail. Si des choses doivent sortir, elles sortiront. Mais nous ne sommes pas trop à l’aise sur ce type de sujets, qui jette le discrédit sur la classe politique. Ce qui nous intéresse, c’est le local et là, il y a matière à questionner le maire », martèle Frank Mouly, le chef de groupe, qui sera lui aussi absent ce soir pour « raisons personnelles ».