Pontault-Combault: Jean-Pierre Martin, la nouvelle figure du FN

JP MARTIN

Pontault-Combault, jeudi. Jean-Pierre Martin mène la liste du Front national pour les élections municipales partielles des 14 et 21 juin.

C’est LE NOUVEAU VISAGE du Front national à Pontault-Combault. Déjà candidat aux élections départementales en mars dernier — avec sa binôme Nathalie Perreira, il s’était incliné au second tour face au binôme de Monique Delessard (PS) et Smail Djebara (PS) —, Jean-Pierre Martin mène la liste FN aux Municipales partielles des 14 et 21 juin. Cuisiniste retraité de 67 ans, installé à Pontault depuis 1994, il succède dans le rôle du leadeur à Christophe Bertin, qui en mars 2014 avait permis à son parti de décrocher les premiers élus FN de l’histoire au conseil municipal de la ville.

Lutte contre le gaspillage et sécurité au programme

Le frontiste a déposé sa liste mercredi dernier en sous-préfecture de Torcy, où figurent en 2 e et 3 e position Kelly Fiuza et Laurent Largier. Elle a d’après lui été plus facile à monter que l’année dernière, quand il œuvrait pour Christophe Bertin. « La liste était déjà faite à 80-90 %, dit-il. On sent qu’il y a une envie, avec des gens qu’on ne soupçonnait pas forcément. »

Jean-Pierre Martin veut mettre un terme aux rumeurs : « Il y a des bruits de couloir qui disent qu’on virerait tout le monde en mairie si on gagnait, révèle-t-il. Mais non ! Je dis aux agents : vous connaissez les sujets, vous êtes efficaces. Il n’est donc pas question de mettre dehors qui que ce soit ! » Le tractage en mains propres et dans les boîtes aux lettres demeure la stratégie locale du FN. À la différence de ses adversaires, il n’organisera pas de réunion publique.

« Garder une ville à échelle humaine », en levant le pied sur les constructions, fait partie de ses priorités, comme la lutte contre le gaspillage : « Nous sommes en période de crise, mais à la mairie, cela ne semble pas pris en compte, puisqu’elle garde ses budgets. Les impôts n’ont pas augmenté depuis quatre ans, mais ils sont déjà tellement élevés… Une baisse est possible », assure Jean-Pierre Martin.

La sécurité est un autre axe important de son programme. « Il faut que les gens se sentent en sécurité. La gare, ça craint, dit-il. D’après les habitants, il y a tout le temps de bagarres. On n’a pas envie de ça. »

SÉBASTIEN BLONDÉ, Le Parisien