Communautarisme dans les transports publics

A la suite des attentats du 13 novembre 2015,  nous découvrions que l’un des kamikazes du  bataclan Samy Amimour, avait été chauffeur de bus durant 15 mois pour la RATP. Cette découverte délia quelque peu les langues sur la montée du communautarisme et des revendications religieuses au sein de ces entreprises de transports qui assurent un service public.

Ghislaine Dumesnil  ancienne conductrice de Bus pour la RATP et  auteur de « Mahomet au volant, La charia au tournant» racontait précisément dans son ouvrage paru en début d’année l’ensemble des dérives glaçantes auxquelles elle avait pu assister.

La pression médiatique  exercée  à la suite des attentats et de ces révélations aurait pu nous laisser espérer que des mesures drastiques seraient prises par les entreprises concernées afin d’éradiquer toute forme de prosélytisme sur le lieu de travail et plus particulièrement lorsque ces employés sont au contact de la clientèle.

Or, nous constatons encore des dérives communautaires, régulières sur certaines lignes de Seine et marne.

Si le port de la barbe dans notre société est loin de caractériser une appartenance à une religion quelconque, lorsqu’il est associé à une chachia (petit bonnet de maille) il est alors peu discutable et ne laisse pas  de doute quant à la démonstration de sa foi au plus grand nombre. Si ces attributs sont portés par un conducteur de bus arborant le logo du STIF sur sa carrosserie la démarche prend une dimension toute particulière et porte atteinte à une laïcité que nous jugeons tous  indispensable dans le cadre des missions de service public.