Communiqué du FN77 : la mort des villages français programmée : les élus contre le peuple !

Mardi 22 novembre a eu lieu une réunion publique d’information  sur l’extension de la commune nouvelle Moret Loing et Orvanne dont le nom même symbolise les errances de ces nouvelles politiques de fusion, imposées par Bruxelles au nom d’une austérité qui n’en finit pas de détruire notre pays et décidées par quelques technocrates déconnectés des réalités.

 

Un quarteron de maire en pré-retraite (Michel Bénard, maire de Veneux-Les-Sablons, Patrick Septiers, maire de Moret et de la commune nouvelle Moret-Loing et Orvanne, Lionel Loeuilliot, maire de Montarlot et Patrick Billard, maire d’Episy), a décidé, hélas, hélas, hélas, contre l’avis d’une majorité de leur population, d’agrandir encore et toujours leur très récente municipalité en accueillant la ville de Veneux-Les-Sablons, ville pourtant déjà lourdement endettée.

Ce faisant, ces élus sacrifient délibérément l’histoire et l’héritage de leurs communes contre quelques espèces sonnantes, trébuchantes et ponctuelles promises par l’Etat : les communes nouvelles ainsi créées avant le 1er janvier 2016 bénéficient en effet du gel de la baisse de leur dotation pendant trois ans.  Et celles dont le nombre d’habitants est compris entre 1000 et 10 000 peuvent de surcroît prétendre à une majoration de 5 % de la somme. C’est là que le bât blesse, puisque l’ajout de Veneux-Les Sablons devrait faire passer la nouvelle commune à plus de 12 000 habitants, et donc compromettre cette majoration espérée.

 

Pour protester contre cette décision unilatérale prise très rapidement par quelques élus aux buts suspects, 21 conseillers ont démissionné mercredi 16 novembre, pour un total de 24 démissionnaires sur les 72 actuels, soit exactement un tiers. Or la loi stipule que lorsqu’un tiers des postes de conseillers est vacant de nouvelles élections doivent avoir lieu dans les trois mois. L’actuel conseil municipal a donc perdu toute légitimité démocratique pour décider de l’avenir de sa commune.

Cette perte de représentativité est la conséquence d’élus qui préfèrent écouter les directives de Bruxelles plutôt que les voix de leurs citoyens.  Le choix de l’argent est toujours de court-terme et donc un mauvais choix : aucun d’entre eux n’échappera à l’austérité imposée par les politiques libérales et qu’un homme comme François Fillon se fera un plaisir de durement appliquer.

 

Par ailleurs, les citoyens des prétendues « communes déléguées »  savent-ils que celles-ci n’auront désormais plus aucun pouvoir, leur rôle devenant purement consultatif ? L’article L2113-10 du nouveau code des collectivités territoriales prévoit que les conseils municipaux pourront les supprimer à tout moment. En outre, dès 2020, un seul maire sera élu et les « maires délégués », eux, seront choisis parmi les membres du conseil municipal et non par la population, toujours plus ignorée et de plus en plus distante de ses élus. Une fois de plus, la France s’éloigne de son passé républicain et rompt avec son héritage démocratique.

Ces fusions annoncent un nouveau niveau de concentration des services publics de proximité (écoles, poste, gendarmerie, pompiers…) ainsi que des commerces et de toutes formes d’activité dans la ville principale, au détriment de villages parfois bien éloignés et peu desservis. Cette pratique renforcera les inégalités territoriales et la désertification de nos campagnes, où vivent déjà des populations oubliées en proie à de nombreuses difficultés. C’est la disparition de pans entiers de notre pays qui est programmée et avec elle, de son identité si particulière.

 

Parce que la France ce sont ces 36 000 communes auxquelles les Français sont très attachés où cohabitent harmonieusement une mairie, une église et un monument aux morts, parce que nous croyons à la démocratie de proximité et ne supportons plus que la voix du peuple soit étouffée, parce que nous nous opposons à cette austérité qui détruit les peuples, le Front national de Seine-et-Marne condamne cette politique autoritaire dictée par d’autres et appliquée par des laquais inconséquents.

 

Au nom du peuple, telle est notre devise et notre seul credo.

 

Front national de Seine-et-Marne.