Interventions au Conseil régional

 

 

 

 

 

 

Madame la Présidente, mes chers collègues

Malgré nos divergences, nous pouvons partager ce constat : 17 ans de gestion socialiste ont laissé les lycées franciliens dans un état d’abandon dramatique. En effet, dans ce domaine comme dans bien d’autres, la politique de l’exécutif précédent fut une succession et une accumulation d’erreurs, d’égarements, de gaspillages et de choix irresponsables.

17 années au cours desquelles, nos lycées et donc nos lycéens et leurs familles ont subi un traitement et une attention indignes de la première région d’Europe. Nous déplorons le laxisme en matière de sécurisation des établissements, des retards inadmissibles pour l’installation des équipements informatiques ou encore des locaux incompatibles avec un enseignement de qualité.

Madame la Présidente, le roman noir de la gestion Huchon doit désormais être remisé dans les rayons des archives régionales. Après le temps de la dénonciation, le temps de l’action doit vous occuper !

Vous avez fait de la sécurisation des lycées une priorité régionale. Le groupe Front National – Ile-de-France Bleu Marine ne peut que saluer cette décision qui figurait en bonne place dans son programme de campagne. Mais nous serons particulièrement attentifs à la mise en œuvre de vos promesses et de vos engagements. La sécurité ne se décrète pas lors d’une conférence de presse ou à la tribune de notre hémicycle. La sécurité c’est un travail quotidien, des mesures fortes et pragmatiques, du suivi, du contrôle, des moyens humains et matériels.

Sécuriser nos lycées, c’est préserver nos jeunes et leurs enseignants, des dangers extérieurs et l’actualité nous rappelle hélas régulièrement que les menaces sont bien réelles.

Sur un autre sujet, vous avez souhaité réaffirmer la liberté scolaire et le choix des familles à inscrire leur enfant dans un établissement, qu’il soit, public ou privé. Nous ne pouvons que nous féliciter de votre décision de rétablir les aides sociales aux élèves des lycées privés dès cette année 2016. Quelque soit la nature de vos motivations, le groupe des Patriotes salue la fin de cette injustice.

Laissés pour compte pendant des années, vous semblez porter une attention légitime aux établissements privés, ce qui n’est toujours pas le cas des membres de l’exécutif précédent lorsque Monsieur Trigance lors de la dernière commission éducation réaffirme avec force : je cite que « la liberté scolaire c’est d’abord l’enseignement public ! »  confirmant par cette déclaration la volonté de priver (sans jeu de mot !) les parents d’élèves de choisir l’enseignement qu’ils souhaitent pour leurs enfants. Je remercie donc Mme Lecouturier de sa réponse : « la liberté scolaire c’est le choix ! », réponse correspondant aux valeurs du Front National.

Cependant, Madame La Présidente, l’examen détaillé de votre budget investissement des établissements privés ne se trouve que peu de crédits de paiement et pas d’autorisation de programme pour la participation à la rénovation des lycées privés.

Cependant, Madame La Présidente, au niveau du budget de fonctionnement des lycées privés nous n’observons aucune augmentation des autorisations d’engagement et des crédits de paiement.

Nous constatons donc que comme le précédent exécutif, les lycées privés doivent se contenter de la portion congrue.

Madame la Présidente, ne vous laisser pas envahir par les mauvaises habitudes de votre prédécesseur. La politique des effets d’annonce se solde souvent par des politiques sans effets. Et c’est ce que nous craignons pour notre Région et ses habitants.

Ne vous cachez pas derrière l’excuse du budget de transition, prenez vos responsabilités, agissez clairement et véritablement dans l’intérêt des Franciliens.

Je vous remercie.

Intervention de Béatrice Troussard

CR 83-16 – Un PPI 2016-2022 révisé et renforcé pour faire face à la réalité des besoins

Séance plénière des 19 et 20 mai 2016

Madame la Présidente,

Mes chers collègues,

Vous nous proposez un nouveau plan pluriannuel d’intervention pour la période 2016-2022.

Avant toute chose, je constate que vous utilisez une bonne partie de ce rapport pour fustiger la politique de la précédente mandature. Vous y consacrez même un chapitre entier intitulé « Un PPI qui n’était pas à la hauteur des défis ».

Loin de moi l’idée de venir au secours des échecs de la gauche et des errements de la présidence Huchon. N’y voyez aucune complaisance à l’égard de celles et ceux qui ont mené notre Région dans le mur après 17 années de gestion calamiteuse.

Néanmoins, je regrette ce procédé typiquement UMPS qui consiste à utiliser sa première année de mandat, voire l’intégralité du mandat, pour dénoncer le bilan de son prédécesseur. Il est aisé de tirer sur l’ambulance Huchon, cela rassure votre majorité et cela vous occupe. Mais je vous le dis très sincèrement ce petit jeu du « c’est pas moi, c’est lui » a ses limites.

Je vous rappelle que vous n’êtes plus dans l’opposition Madame la Présidente et même si nous savons que vous avez en réalité cogéré notre collectivité avec les socialistes en votant l’immense majorité de leurs délibérations, il vous revient désormais de conduire la politique régionale.

Les Franciliens attendent autre chose de vous. Autre chose que des constats, des observations, des bilans et autres analyses sur ce qui n’a pas été fait avant.

Les Franciliens attendent de l’action et des mesures concrètes pour améliorer leur cadre de vie dans une Région où malheureusement, il ne fait plus bon vivre et élever ses enfants.

La critique permanente de la mandature socialiste est d’ailleurs savoureuse puisque nous aurons tôt fait de démontrer que vous appliquerez les mêmes politiques désastreuses et que mis à part quelques effets d’annonce alléchants, vous endosserez finalement les habits de la présidente normale avec son lot de renoncement et de déceptions.

Concernant votre projet de nouveau PPI, il est, lui aussi, loin d’être à la hauteur des défis et des enjeux. Rien de nouveau sous le soleil pourrait-on dire ; sauf peut-être, votre ambition de vouloir valoriser le foncier, ce qui, en réalité signifie brader les espaces verts à des promoteurs, qui ne manqueront pas de dégrader l’environnement des franciliens, et avec votre accord en plus!

Vous proposez également, la construction de nouveaux lycées pour dites-vous « gérer le babyboom des années 2000 », Or si les places manquants en 2015 n’ont pas été anticipé par la précédente mandature, il sera trop tard de les créer en 2022 car sauf erreur de ma part les enfants entre 2000 et 2003 devraient avoir quitté le lycées depuis quelques années.

Vous comprendrez bien, Madame La Présidente, que dans ces conditions, le groupe des patriotes ne validera ni l’abandon de la gauche, ni vos projets inefficaces, ni votre manque criant d’ambition.

 

 

 

 

 

 

 

Intervention de Béatrice Troussard

CR 86-16 – Mesures d’aides sociales et de sécurisation pour assurer l’égalité de traitement des élèves du privé avec ceux du public

Séance plénière des 19 et 20 mai 2016

Madame la Présidente,

Mes chers collègues,

Lors de notre dernière séance consacrée au vote du budget primitif pour 2016, nous avons voté le rétablissement des aides aux lycéens du privé pour mettre un terme à cette discrimination insupportable qui faisait du jeune scolarisé dans l’enseignement privé, un lycéen au rabais.

Nous nous sommes félicités de cette décision qui restaure enfin l’égalité entre tous les élèves et offre le choix aux familles franciliennes.

Je rappelle que ces aides sociales avaient été supprimées par l’ancienne majorité socialiste en 2012. La gauche, toujours prompt à nous donner des leçons d’égalitarisme et de justice, a cru bon sanctionner bon nombre de familles sous couvert d’une hostilité manifeste à l’enseignement confessionnel et notamment catholique.

La gauche la plus archaïque du monde a souhaité pour des motifs bassement politiciens, relancer le débat sur la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905 en opposant les établissements publics et privés.

Ce rapport entend simplement rétablir l’égalité entre les lycéens du privé et du public au nom de la liberté scolaire qui est un principe éminemment républicain.

Ainsi, l’aide à l’acquisition des manuels scolaires, l’aide à l’équipement, l’aide à la demi-pension et l’aide aux frais de concours, vont dans le bon sens et participent à un nécessaire rééquilibrage.

Une fois n’est pas coutume Madame la Présidente, vous semblez tenir l’une de vos promesses de campagne. Sachez que notre groupe s’en réjouit pour les familles de notre région.

En cohérence avec les valeurs du Front National et dans la ligne de nos propositions formulées au cours de la campagne régionale, les élus patriotes voteront pour cette délibération.

Je vous remercie.

Intervention de Béatrice Troussard

CR 82-16 – Lutte contre le décrochage scolaire

Séance plénière des 19 et 20 mai 2016

Madame la Présidente,

Mes chers collègues,

17 ans de socialisme c’est 17 ans de trop, car comme pour tous les domaines, la lutte contre le décrochage scolaire a été laissée à l’abandon. En effet, la politique de l’exécutif précédent fut une succession et une accumulation d’erreurs et de choix contestables et irresponsables.

La lutte contre le décrochage scolaire a été traitée pendant 17 ans comme un coup de publicité avec son lot de slogans, d’annonces et de contre-vérités. Pourtant, il s’agit d’une problématique majeure, je dirais même prioritaire.

Cette cause, je la connais bien puisque je travaille depuis 2007, dans la lutte contre le décrochage scolaire.

Je vais à la rencontre des jeunes en difficulté, je signale les élèves décrocheurs, je rencontre les familles, je suis également tutrice de jeunes décrocheurs, j’organise des cellules de « connaissances de soi » avec les jeunes afin de les aider à se connaitre et de travailler sur un projet d’avenir, je coordonne les recherche de stage pour valider un projet professionnel en mettant en place des partenariats avec les entreprises locales.

Ce sont des gouttes d’eau dans l’océan des difficultés rencontrées par nos jeunes en Ile-de-France mais je suis fière de pouvoir raccrocher certains profils qui étaient jugés perdus pour le système scolaire.

Madame la Présidente, à l’aune de mon expérience, je sais que la réalité du terrain a besoin d’actions et de soutiens concrets et non pas d’un programme de bonnes intentions.

Les motifs de décrochage sont très nombreux et différents d’un élève à l’autre : problèmes familiaux, déménagements, mauvaise orientation, addictions, phobie scolaire…

Je me souviens d’une jeune fille qui voulait devenir maçon, métier d’homme. Dans l’entreprise où elle effectuait son apprentissage, elle a été victime de harcèlement sexuel… Elle a par la suite abandonné son rêve et quitté la formation. L’actualité nous rappelle que le harcèlement sexuel est partout, en politique et dans l’entreprise. Il est à l’origine de profonds traumatismes pour certaines jeunes filles.

Des exemples, il y en a beaucoup d’autres, quand on choisit de s’investir dans la lutte contre le décrochage scolaire, il s’agit d’un vrai sacerdoce.

Vous proposez de développer les micros-lycées, avec pour objectif 1 micro-lycée par département, il en existe déjà 6 :

  • 1 dans le Val-d’Oise à Cergy-Pontoise

  • 2 en Seine-Saint-Denis à La Courneuve et au Bourget

  • 1 en Seine-et-Marne à Lieu-Saint

  • 1 dans le Val-de-Marne à Vitry-sur-Seine

  • 1 à Paris dans le 13ème arrondissement

Un micro-lycée par département est bien trop faible, mais au-delà de la quantité, c’est la gestion éducative qui est à revoir.

Mais cette gestion ne figure pas dans les compétences de notre région.

En effet, plutôt que de surcharger les classes à 35 élèves, dans des locaux inappropriés qui favorisent le décrochage des jeunes fragilisés, et nuit aux apprentissages, l’Etat devrait réfléchir à équilibrer le nombre d’élèves par classe pour revenir à un nombre raisonnable.

Madame la Présidente, ce que vous proposez pour lutter contre le décrochage nous semble insuffisant. Nous ne pensons pas que le renforcement du tutorat ou les prises de contact avec les jeunes décrocheurs soit la panacée mais ces mesures vont dans le bon sens.

Je vous remercie.

Intervention de Béatrice Troussard

CR 80-16 – Expérimentation d’un budget d’autonomie pour les lycées publics franciliens

Séance plénière des 19 et 20 mai 2016

Madame la Présidente,

Mes chers collègues,

Vous nous proposez d’expérimenter la mise en place d’un budget d’autonomie auprès de 10 établissements publics d’enseignement volontaires pour l’année scolaire 2016-2017.

En apparence, selon les termes de votre vice-présidente, il s’agirait de faciliter la vie des établissements pour engager des dépenses qui ne pouvaient être validées qu’après le vote de la Commission permanente du Conseil régional.

En apparence donc, rien de contestable.

Rien de contestable mais votre projet est entaché du bilan calamiteux de votre réforme sur l’autonomie des universités baptisée à tort loi relative aux libertés et responsabilités des universités.

Votre clan politique a longtemps fait croire qu’il s’agissait de la seule réussite du mandat de Nicolas Sarkozy. Une réussite dites-vous ? Pour les pontes de l’UMP peut-être… Pour les étudiants français et plus particulièrement ceux de notre région, la réalité est bien différente.

Un rapport confidentiel de la Cour des comptes révélé par le journal « Le Monde » en août 2015, a pointé les effets néfastes de votre loi LRU sur l’autonomie financière des universités françaises.

Ce projet que vous avez mis en œuvre en 2007, poursuivi par la ministre PS Fioraso en 2013, se révèle aujourd’hui contreproductif et catastrophique pour la vie de nos étudiants et de nos enseignants-chercheurs.

Quelles sont ses conséquences Madame la Présidente ?

La baisse du nombre d’enseignant et la dégradation des conditions d’étude et de l’immobilier des universités.

Aujourd’hui, le constat est dramatique : un quart des étudiants seulement parvient à obtenir une licence en trois ans et 44 de nos établissements sont considérés comme vétustes ou en mauvais état.

En 2010, soit trois ans après le vote de votre funeste loi, 28 universités étaient dites déficitaires.

Contrairement aux vagues de privatisations votées par les différentes majorités UMPS, le Front National privilégie une politique d’Etat responsable et de bons sens qui est la seule à même de revaloriser l’enseignement supérieur et la recherche et d’offrir à notre jeunesse de réelles chances d’atteindre l’excellence.

A la lumière de ces éléments, vous comprendrez aisément, Madame la Présidente, que le groupe « Front National Ile-de-France – Bleu Marine » s’oppose à votre expérimentation hasardeuse qui porte les germes de vos échecs passés.

Intervention sur le budget de l’enseignement ,

CP 6 avril

Frédérique Troussard

Madame la Présidente, mes chers collègues

Malgré nos divergences, nous pouvons partager ce constat : 17 ans de gestion socialiste ont laissé les lycées franciliens dans un état d’abandon dramatique. En effet, dans ce domaine comme dans bien d’autres, la politique de l’exécutif précédent fut une succession et une accumulation d’erreurs, d’égarements, de gaspillages et de choix irresponsables.

17 années au cours desquelles, nos lycées et donc nos lycéens et leurs familles ont subi un traitement et une attention indignes de la première région d’Europe. Nous déplorons le laxisme en matière de sécurisation des établissements, des retards inadmissibles pour l’installation des équipements informatiques ou encore des locaux incompatibles avec un enseignement de qualité.

Madame la Présidente, le roman noir de la gestion Huchon doit désormais être remisé dans les rayons des archives régionales. Après le temps de la dénonciation, le temps de l’action doit vous occuper !

Vous avez fait de la sécurisation des lycées une priorité régionale. Le groupe Front National – Ile-de-France Bleu Marine ne peut que saluer cette décision qui figurait en bonne place dans son programme de campagne. Mais nous serons particulièrement attentifs à la mise en œuvre de vos promesses et de vos engagements. La sécurité ne se décrète pas lors d’une conférence de presse ou à la tribune de notre hémicycle. La sécurité c’est un travail quotidien, des mesures fortes et pragmatiques, du suivi, du contrôle, des moyens humains et matériels.

Sécuriser nos lycées, c’est préserver nos jeunes et leurs enseignants, des dangers extérieurs et l’actualité nous rappelle hélas régulièrement que les menaces sont bien réelles.

Sur un autre sujet, vous avez souhaité réaffirmer la liberté scolaire et le choix des familles à inscrire leur enfant dans un établissement, qu’il soit, public ou privé. Nous ne pouvons que nous féliciter de votre décision de rétablir les aides sociales aux élèves des lycées privés dès cette année 2016. Quelque soit la nature de vos motivations, le groupe des Patriotes salue la fin de cette injustice.

Laissés pour compte pendant des années, vous semblez porter une attention légitime aux établissements privés, ce qui n’est toujours pas le cas des membres de l’exécutif précédent lorsque Monsieur Trigance lors de la dernière commission éducation réaffirme avec force : je cite que « la liberté scolaire c’est d’abord l’enseignement public ! »  confirmant par cette déclaration la volonté de priver (sans jeu de mot !) les parents d’élèves de choisir l’enseignement qu’ils souhaitent pour leurs enfants. Je remercie donc Mme Lecouturier de sa réponse : « la liberté scolaire c’est le choix ! », réponse correspondant aux valeurs du Front National.

Cependant, Madame La Présidente, l’examen détaillé de votre budget investissement des établissements privés ne se trouve que peu de crédits de paiement et pas d’autorisation de programme pour la participation à la rénovation des lycées privés.

Cependant, Madame La Présidente, au niveau du budget de fonctionnement des lycées privés nous n’observons aucune augmentation des autorisations d’engagement et des crédits de paiement.

Nous constatons donc que comme le précédent exécutif, les lycées privés doivent se contenter de la portion congrue.

Madame la Présidente, ne vous laisser pas envahir par les mauvaises habitudes de votre prédécesseur. La politique des effets d’annonce se solde souvent par des politiques sans effets. Et c’est ce que nous craignons pour notre Région et ses habitants.

Ne vous cachez pas derrière l’excuse du budget de transition, prenez vos responsabilités, agissez clairement et véritablement dans l’intérêt des Franciliens.

Je vous remercie.

Séance plénière des 17 et 18 mars 2016

CP 16-95 : Rapport sur la sécurisation des lycées – troisième affectation

Intervention de Frédérique Troussard

Madame la Présidente,

Avec ce rapport, vous nous proposez d’améliorer la sécurisation de nos lycées ce sur quoi les élus du Groupe Front National Ile-de-France Bleu Marine s’étaient particulièrement engagés lors de la campagne des élections régionales.

Notre groupe, avec cohérence et responsabilité, votera donc pour ce rapport.

Cette délibération me permet de mettre en lumière l’incohérence du groupe socialiste.

En effet, lors de la dernière commission éducation, Monsieur Cocquerel du groupe Front de gauche a légitimement demandé que les membres de la commission puissent avoir accès aux rapports concernant la sécurité des lycées. Informations que les membres de l’opposition auraient pu facilement consulter s’ils avaient eu des représentants aux conseils d’administration des établissements. Demande relayée par Monsieur Trigance, représentant du groupe socialiste.

Cette requête est pour le moins étonnante alors que les élus du PS ont délibérément refusé de siéger dans les lycées afin d’en écarter les élus patriotes du groupe IDF Bleu Marine. Cette stratégie lamentable s’inscrit dans la lignée de la politique de terre brûlée théorisée et mise en pratique par Manuel Valls entre les deux tours des élections régionales. Une stratégie qui a conduit les candidats du PS à fausser le scrutin en se faisant harakiri en Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie – aujourd’hui honteusement baptisée Hauts-de-France – et Provence-Alpes-Côte d’Azur dont le nouvel intitulé sera probablement « En-Bas-à-droite de France ».

Aujourd’hui, même méthode, même discipline ridicule et même volonté stérile de faire barrage à la seule et unique opposition de cet hémicycle : le Front National !

Contrairement aux combines et aux manœuvres politiciennes d’un parti socialiste qui s’englue dans un sectarisme d’un autre âge, le Front National pense, avant toute autre considération, à la sécurité des élèves franciliens.

Il est navrant de constater que celles et ceux qui se revendiquent républicains, démocrates ou progressistes ne respectent pas la simple et démocratique représentativité de l’opposition et refusent aux 521 493 citoyens d’Ile-de-France, qui ont voté pour la liste Bleu Marine conduite par Wallerand de Saint-Just, d’être représentés dans les conseils d’administration des lycées de notre région.

Que le groupe socialiste cesse donc ses pleurnicheries sur cet accès restreint aux informations qui est la conséquence directe de son sectarisme et de son mépris de la démocratie.

 

 

 

Commission permanente du 16 mars 2016

CP 16-046 : Centre de ressources illettrisme – 1ère affectation 2016

Intervention de Frédérique Troussard

Madame la Présidente,

Avec ce rapport, vous nous proposez de prolonger le financement du programme « Centre de Ressources Illettrisme ». Comme toujours avec vous Madame la Présidente, ce rapport est constellé de bonnes intentions. De bonnes intentions qui dissimulent mal le vide de vos propositions.

Si nous considérons la lutte contre l’illettrisme comme une priorité, cette action ne nous apparaît pas du tout à la hauteur des enjeux majeurs rencontrés dans un domaine où la politique de l’Education Nationale montre ses limites dramatiques. Et ce n’est certainement pas la monstrueuse réforme de l’orthographe portée par Najat Vallaud-Belkacem qui va faire reculer la méconnaissance de notre langue qui, rappelons-le, constitue l’un des joyaux de notre patrimoine et le socle de notre identité.

En 2016, le constat est pour le moins préoccupant : un jeune sur cinq sort du système scolaire à 16 ans sans maîtrise aucune de la langue française ! Un jeune sur cinq qui se retrouve, par la suite, totalement mis au ban de l’emploi ou d’une formation.

Devant une telle réalité qui s’aggrave année après année, cette reconduction paraît bien cosmétique puisque ce financement du Centre de ressources illettrisme du GIP-FCIP de Versailles jusqu’en décembre 2016, permet seulement le fonctionnement d’une plateforme d’information et de conseil. Il s’agit du financement d’un thermomètre et non d’une politique de santé !

Les nouvelles compétences de la Région en matière de lutte contre l’illettrisme de la loi du 5 mars 2014, devraient amener l’exécutif régional à mettre en place une politique ambitieuse et volontariste dans ce domaine avec de vrais objectifs à atteindre sur la mandature.

Pour se donner les moyens de cette politique, il conviendrait d’introduire dans la formation professionnelle, la possibilité de former aux fondamentaux des connaissances que sont l’écriture et la lecture. Faute de quoi les dispositifs financés ne seront pas en mesure d’endiguer l’échec de l’assimilation dont la culture est une dimension première pour un nombre toujours plus grand de nos compatriotes.

A la lumière de vos si petites ambitions et de la légèreté de ce rapport, le groupe Front National – Ile-de-France Bleu Marine, s’abstiendra sur cette délibération.

Je vous remercie.

Commission permanente du 16 mars 2016

CP 16-063 : Le dispositif avenir jeunes : le financement des espaces de dynamique d’insertion en 2016

Intervention de Frédérique Troussard

Madame la Présidente,

Les espaces dynamiques d’insertion sont composés d’associations qui œuvrent auprès des jeunes en déshérences de l’Education Nationale à cause de son concept ultra idéologique de collège pour tous et de l’interdiction de l’apprentissage à partir de 14 ans.

Beaucoup d’élèves y apprennent peu de choses si ce n’est le dégoût absolu du travail manuel.

Dans ce contexte, même s’il s’agit bien souvent d’une goutte d’eau dans l’océan, l’action de ces associations est utile car il s’agit de maintenir ces jeunes dans une certaine socialisation avec un projet personnel et une activité proposée. Ce n’est pas la politique du mieux mais la politique du moindre-mal.

Celle mise en œuvre par la majorité socialiste a été profondément inefficace en la matière en individualisant les types de réponses dans les quartiers en difficulté. L’exécutif précédent a ainsi délibérément favorisé le communautarisme au détriment du principe républicain.

C’est pourquoi, il est extrêmement important de recréer dans ce domaine une transversalité qui permette de mutualiser les bonnes pratiques avec la réintroduction d’une verticalité de façon à laisser ses chances à l’assimilation républicaine. En l’état, et sans politique précise, le groupe Front National – Ile-de-France Bleu Marine s’abstiendra car il considère que le maintien de la politique de Monsieur Huchon est un mauvais coup supplémentaire porté à ces jeunes et à la République.

Je vous remercie.

 

 

Intervention de Béatrice TROUSSARD

Commission permanente – Formation professionnelle

Mercredi 10 février 2016

 

 

 

Madame la Présidente,

Mes chers collègues,

Vous nous présentez un rapport numéro 79 relatif à une subvention du GIP le « centre d’animation, de ressources et d’information sur les formations en Ile-de-France » (Défi Métiers).

Certes ce rapport concerne une subvention de 4/12ème. Mais nous nous abstiendrons sur ce rapport, pour les raisons suivantes :

Nous voudrions vous dire que nous souscrivons au souhait de M. Jérôme Chartier vice-président en charge de la formation professionnelle qui , lors de la première commission de la formation professionnelle et de l’apprentissage, la semaine dernière, nous a indiqué vouloir « organiser un audit sur les fonds consacrés à la formation professionnelle dans deux mois ».

Un audit oui, c’est utile, nécessaire…mais pourquoi dans deux mois !

Nous pouvons légitimement nous interroger sur cette organisation tardive.

En effet, effectuer un audit sur la formation professionnelle après le vote du budget primitif de la Région pour 2016 constitue une aberration totale.

Un audit doit sérieusement être réalisé à partir de l’existant et non après le vote de votre premier budget.

Pourquoi ne pas faire dès maintenant le bilan de la gestion socialiste ? Où sont donc passés vos orientations et votre programme de campagne ?

Cela témoigne de votre totale impréparation ou plutôt de votre volonté de reconduire la politique de Jean-Paul Huchon qui était, rappelons-le, une politique catastrophique.

Avec le PS, la formation professionnelle dans notre Région était profondément inefficace, terriblement complexe, honteusement coûteuse et affreusement inégalitaire.

La formation professionnelle représente une compétence majeure de notre Région. Elle demande de l’ambition, du sérieux et surtout, du changement. Mais le vrai changement !

Pas « le changement c’est maintenant », slogan stérile de François Hollande, que vous semblez désormais adopter au sortir de votre élection. Les Franciliens seront enchantés d’apprendre que vous n’avez rien à proposer dans ce domaine, comme dans tant d’autres, et que la politique qu’ils ont sanctionnée le 13 décembre dernier, va se poursuivre avec votre majorité.